Conservation et gestion durable des bassins sacrés du fleuve Morona
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Conservation et gestion durable des bassins sacrés du fleuve Morona

Dates / Durée du projet

Mars 2024 - Mars 2026 / 25 mois

État

Finalisé

Localisation

Équateur, Pérou

Institution(s) / Porteur(s) du projet

Fundación Selva Sagrada ?

Description

  • Le changement climatique constitue une menace majeure pour les cours d’eau en Équateur, et le bassin du fleuve Morona en est une illustration représentative. Situé dans la zone d’intégration frontalière Équateur–Pérou, au sein de la forêt amazonienne, ce bassin couvre environ 10 000 hectares et abrite un écosystème diversifié, comprenant un vaste réseau hydrique ainsi qu’une riche biodiversité de flore, de faune et d’espèces piscicoles. Toutefois, la région est confrontée depuis plusieurs années à des menaces persistantes telles que la colonisation, la déforestation, l’épuisement des ressources, l’utilisation d’explosifs et les impacts de la pandémie de COVID-19.

    Ce projet, porté par le peuple autochtone Shuar, vise à protéger et à gérer le bassin du fleuve Morona afin d’atténuer les effets négatifs du changement climatique et de renforcer la résilience socio-environnementale des communautés locales.

    Le projet s’articule autour de trois composantes principales :

    1. Élaboration de plans de vie pour les communautés locales: le projet prévoit la mise en place de plans de vie pour les communautés vivant au sein du bassin sacré du Morona, centrés sur la gestion durable des forêts primaires et de la biodiversité.

    2. Formation de gardes forestiers: des gardes forestiers locaux bénéficieront d’une formation spécialisée aux techniques de reboisement adaptées aux zones dégradées ou perturbées.

    3. Initiatives de reboisement: le projet se concentrera sur la restauration des zones dégradées par la plantation d’espèces forestières indigènes essentielles à la conservation de la biodiversité et à la fourniture de services écosystémiques clés. Parmi celles-ci figurent notamment le cacao sauvage, le tagua, le sang de dragon, le chonta, la cannelle, le cèdre, le guaba, la paille de toquilla, le balsa, l’avocat, la goyave, le guayacán, l’aguaje et l’arbre à arachide.

    Au-delà du renforcement de la stabilité écologique, ces espèces soutiendront également le développement de bioentreprises locales en fournissant des produits forestiers non ligneux, tels que des fruits, des cires, des fibres et des essences. Cette approche contribuera à l’autonomisation économique ainsi qu’à la résilience socio-environnementale des communautés locales.