Description
- L’histoire du Brésil est intimement liée à la forêt atlantique, l’un des plus importants réservoirs de biodiversité au monde. Elle est considérée comme l’un des écosystèmes les plus essentiels et les plus menacés de la planète. Le développement désordonné et l’exploitation prédatrice des ressources naturelles ont profondément dévasté cette forêt, qui abrite aujourd’hui les plus grandes zones urbaines du Brésil ainsi que la plus forte concentration industrielle. La végétation naturelle y est fortement réduite : il n’en subsiste plus que 7 %.
Dès la période de la colonisation — marquant le début de sa destruction — et pendant des siècles, cette région a constitué la principale zone agricole du pays. Elle demeure aujourd’hui la plus importante aire de production de biens industriels et de bois, représentant 75 % du produit national brut et abritant 70 % de la population. Ses cours d’eau alimentent plus de 130 millions de personnes et irriguent les plus vastes terres arables du Brésil. Toutefois, la déforestation a entraîné une baisse des niveaux d’eau, l’érosion des sols et un processus significatif de désertification dans de nombreuses régions, contribuant à l’appauvrissement économique des sociétés rurales.
Dans de nombreuses régions du monde, des conflits graves liés à l’usage de l’eau sont déjà observés. Ceux-ci résultent, dans la plupart des cas, d’une mauvaise gestion des terres et des ressources, tant en milieu urbain que dans les secteurs agricole et industriel. Pour ces raisons, au-delà de politiques d’économie de l’eau, des actions à grande échelle sont nécessaires afin d’accroître l’approvisionnement en eau douce de qualité et d’en assurer la stabilité.
Le projet vise à restaurer et protéger, par des activités de reboisement, des sources d’eau situées sur des parcelles appartenant à de petits exploitants agricoles, tout en installant un système de fosse septique domestique dans chacune des exploitations concernées (au nombre de 18). Cette initiative est menée en synergie avec les petits producteurs ruraux afin d’améliorer leurs conditions de vie, en augmentant à la fois la quantité et la qualité de l’eau. Elle se concentre sur le bassin versant à l’échelle locale, en mobilisant une logique d’économie circulaire, soutenue par un appui technique et des méthodologies adaptées.
Les étapes de reforestation et de protection de chaque source d’eau (environ 0,5 hectare de forêt atlantique par site) sont les suivantes :
1. Mobilisation de 18 exploitants agricoles. - Planification environnementale des propriétés.
- Fourniture d’outils et de matériels, incluant des plants, du fil de clôture et autres équipements.
- Réalisation des travaux de clôture et de plantation, placés sous la responsabilité des agriculteurs avec l’appui de techniciens.
- Installation de 18 fosses septiques individuelles permettant le traitement des eaux usées par activité bactérienne, afin d’éviter la contamination des sols et des nappes phréatiques et de réduire la charge en agents pathogènes et en matières organiques.
À l’issue du projet, il est estimé que l’augmentation du couvert forestier contribuera à améliorer la qualité des sols dans des zones écologiquement stratégiques, notamment grâce à la plantation d’environ 19 800 plants indigènes sur une superficie totale de 18 hectares.
