Renforcement de la biodiversité grâce à des communautés locales de collecte de fleurs
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Renforcement de la biodiversité grâce à des communautés locales de collecte de fleurs

Dates / Durée du projet

Février 2024 - Janvier 2027 / 3 ans

État

En cours

Localisation

Brazil

Institution(s) / Porteur(s) du projet

Swiss Church Aid HEKS/EPER ?

Description

Le biome du Cerrado (savane) et la forêt atlantique sont caractéristiques du sud de la chaîne montagneuse de la Serra do Espinhaço, dans l’État du Minas Gerais. On y trouve des champs rupestres présentant un fort endémisme végétal, avec 80 % des espèces de fleurs natives sempervirentes du Brésil et 40 % des espèces végétales menacées du Minas Gerais.

En 2005, la zone a été classée prioritaire pour la conservation et reconnue Réserve de biosphère par l’UNESCO en raison de son importance biologique particulière, marquée par la présence d’espèces limitées à des zones ou environnements uniques du Minas Gerais. Six parcs ont été créés, incluant des terres communautaires essentielles à la génération de revenus pour les communautés traditionnelles locales, qui dépendent de la collecte de fleurs sauvages et de l’élevage de bétail local.

L’objectif global du projet est de préserver la biodiversité native, les forêts et les systèmes agricoles traditionnels locaux des communautés de cueilleurs de fleurs sauvages dans la chaîne de la Serra do Espinhaço, dans le Minas Gerais, par le biais de stratégies de bioéconomie, d’équité de genre et d’équité intergénérationnelle.

Il visera à renforcer la conservation dynamique dans six communautés de la zone, lesquelles font partie du seul système reconnu par la FAO comme Système ingénieux du patrimoine agricole mondial (SIPAM/GIAHS) au Brésil, réparti sur trois parcs naturels. L’accent sera mis sur la mise en œuvre effective du Plan de conservation dynamique, condition requise pour le maintien du statut GIAHS, premier et unique reconnu au Brésil.

Les objectifs du projet seront atteints à travers :

le diagnostic, la formation, l’articulation et les échanges ; la protection juridique et le plaidoyer politique ; la mise en œuvre de technologies sociales, la conservation environnementale et la restauration des sols, de l’eau, de la biodiversité et de la production agroécologique, assorties d’un suivi technique ; les investissements productifs et l’accès aux circuits de commercialisation ; ainsi que la formation à l’utilisation des outils technologiques et de communication.

Les activités comprendront l’élaboration de protocoles communautaires de consultation libre, préalable et éclairée, ainsi que la mise en place de protocoles bioculturels et de plans de gestion communautaires, en vue de la conservation de la biodiversité, de la promotion de la diversité socioculturelle, de la sécurité alimentaire et de la génération de revenus.