Description
La Réserve de biosphère du Dja, au Cameroun, est inscrite au patrimoine mondial en raison de sa forêt équatoriale sempervirente exceptionnellement riche et de sa biodiversité d'importance mondiale, qui abrite notamment des éléphants de forêt d'Afrique et des gorilles des plaines de l'Ouest, tous deux gravement menacés. Ce paysage est aujourd'hui confronté à de fortes pressions liées à la conversion des forêts, à l'exploitation forestière illégale et au braconnage destiné au commerce illicite d'espèces sauvages.
En réponse à ces menaces, Wild Earth Allies (WEA) et l'African Conservation and Development Foundation (ACDEF) ont développé une approche innovante centrée sur les communautés locales afin de renforcer la gestion de la réserve tout en améliorant les moyens de subsistance des populations. Le projet prévoit la création de Zones communautaires de gestion de la conservation (Community Conservation Management Areas – CCMAs) couvrant 30 633 hectares dans la zone tampon nord de la Réserve de biosphère du Dja, au bénéfice de treize villages forestiers, dont une communauté autochtone Ba'Aka.
Le projet prévoit également la mise en place d'équipes conjointes composées d'éco-gardes et de membres des communautés locales chargées de la protection et du suivi de la biodiversité. Cette approche vise à valoriser les connaissances traditionnelles de la forêt tout en renforçant la participation des communautés à la surveillance de la faune sauvage et à la lutte contre le braconnage.
Plus largement, le projet place les peuples autochtones et les communautés locales au cœur des actions de conservation en intégrant leurs connaissances, leurs besoins et des moyens de subsistance durables dans la gestion de la réserve.
